Arrivée chez Volta en début d’année 2026 pour structurer le service achats, Vanessa Dechamps s’appuie sur un parcours international et une solide expérience dans les énergies renouvelables. Basée dans le sud de la France, elle explique ce qui l’a conduite vers les ENR, sa manière d’exercer un métier profondément transversal et la façon dont elle entend accompagner la croissance du groupe.

Portrait de Vanessa Dechamps, responsable achats chez Volta
Votre parcours vous a menée du commerce international aux énergies renouvelables. Quelles en ont été les grandes étapes ?
J’ai suivi un master en commerce international, puis j’ai commencé ma carrière dans les achats, avec notamment une expérience chez CEVA au Mexique comme cheffe de projet achats Cette expérience m’a permis de travailler dans un environnement international et m’a aussi amenée à m’intéresser davantage aux enjeux environnementaux, notamment à travers la recherche de solutions de transport plus responsables. À mon retour à Montpellier j’ai eu envie d’orienter mon parcours vers un secteur qui avait davantage de sens pour moi et qui était aussi en plein développement. C’est ce qui m’a amenée vers les énergies renouvelables. J’ai ensuite rejoint GENSUN, où j’ai eu l’opportunité de participer à des projets photovoltaïques et de stockage en France mais aussi à l’international, notamment en Argentine, au Salvador, en Tunisie et au Portugal. Cette expérience m’a permis de conserver cette dimension internationale tout en développant une vraie connaissance du secteur photovoltaïque et de ses enjeux. avant de devenir responsable achats chez Arkolia. J’y ai travaillé sur des équipements liés au photovoltaïque et au stockage sur différents types de projets. Mon intérêt pour le secteur est à la fois professionnel et personnel : j’ai envie que mon métier contribue concrètement à réduire notre impact environnemental.
Pourquoi avez-vous choisi de rejoindre Volta et quelle mission vous a été confiée ?
Je cherchais une entreprise à taille humaine, dans laquelle les échanges soient directs et où je puisse participer à la construction des méthodes de travail. Chez Volta, j’ai immédiatement perçu une vraie proximité entre les équipes et la direction. Pour un poste comme le mien, qui suppose d’être en relation avec tous les services, cette proximité change beaucoup de choses
Ce qui m’a aussi plu, c’est que le poste restait encore largement à construire, lequel était intégré de façon diffuse au sein des équipes de construction. J’ai rejoint Volta pour mettre en place un service achats indépendant, donc définir les méthodes de travail, les outils, les process et structurer la relation avec les fournisseurs.
C’est ce côté très concret qui m’a attirée : pouvoir façonner une activité de A à Z, tout en restant proche des équipes et des projets.

Concrètement, quel est le rôle du service achats et quelles qualités ce métier exige-t-il ?
Le service achats répond aux besoins de l’ensemble de l’entreprise. La construction doit livrer ses chantiers dans les délais, le développement a besoin de disposer de prix CAPEX fiables en temps réel, la comptabilité doit pouvoir traiter les factures et le juridique sécuriser les contrats. Mon rôle consiste à traduire ces attentes, à identifier les prestataires les plus adaptés, à évaluer les risques puis à suivre la relation dans la durée. Nous évaluons régulièrement nos partenaires stratégiques et travaillons avec eux sur les améliorations à apporter. Il faut donc être pragmatique, savoir écouter et bien communiquer. Aucun acteur n’obtient tout ce qu’il souhaite : mon travail consiste à trouver un équilibre solide et opérationnel pour tous.
Comment vous projetez-vous chez Volta dans les prochaines années ?
Le marché évolue vers des projets plus importants et plus diversifiés : centrales solaires au sol, agrivoltaïsme, autoconsommation et projets hybrides associant solaire et stockage. Les fondamentaux restent les mêmes, notamment les panneaux et les onduleurs, mais les structures, les systèmes de communication, les calendriers et les montages deviennent plus complexes. Les volumes vont aussi augmenter. Nous serons donc amenés à faire davantage d’achats directs, à allotir certains projets et à élargir notre panel de fournisseurs. Mon objectif est de faire évoluer la fonction achats au même rythme que les projets de Volta, en conservant la proximité et la souplesse qui font la force du groupe.